L’expérience de mobilité d’Ulysse Guilloteau, lauréat de l’AAP Formation - Mobilité SPS

Ulysse Guilloteau partage son expérience de mobilité à Clermont-Ferrand, qui a été co-financée par SPS dans le cadre de l’AAP Formation – Mobilité / Évènement pédagogique / Formation doctorants .

Photo Ulysse

 

Ulysse Guilloteau est doctorant dans l’équipe ADEP de l’Unité de Recherche BIOlogie et GEstion des champignons phytopathogènes (BIOGER), qui fait partie du réseau SPS. Il réalise une thèse portant sur la spécificité à l’espèce hôte chez le champignon phytopathogène Zymoseptoria tritici sous la direction de Thierry Marcel. Ulysse a effectué plusieurs séjours de recherche à Clermont-Ferrand dans l’équipe IPM de l’UMR GDEC (Génétique, Diversité et Ecophysiologie des Céréales), sous la supervision de Cyrille Saintenac.

 

Parlez-nous brièvement de votre projet de thèse.

« Zymoseptoria tritici est le pathogène responsable de la septoriose, une maladie foliaire du blé tendre et du blé dur. Bien que ces deux espèces de blé puissent être infectées, elles ne réagissent pas de la même manière aux différentes souches du pathogène. Inversement, nous observons des souches ou populations du pathogène seulement adaptées à l’une des deux espèces de blé. Ma thèse vise à étudier, au niveau génétique, cette spécificité dans les interactions entre le pathogène et ses deux espèces hôtes. »

Quel sera l'impact de la mobilité sur votre projet et quels objectifs pourrez-vous atteindre grâce à elle ?

« Au cours de ma première année de thèse, plusieurs de mes expériences sur la spécificité à l’espèce hôte ont convergé vers un gène de résistance majeur du blé. Pour confirmer le rôle de ce gène, une validation fonctionnelle est nécessaire. N’ayant pas la possibilité de réaliser ce type d’approche à l’unité INRAE BIOGER, nous avons engagé une collaboration avec l’unité INRAE GDEC de Clermont-Ferrand, spécialisée sur le blé et disposant d’une plateforme de validation fonctionnelle. Cette expérience s’étendant sur plusieurs mois, de courts séjours au sein de cette unité me permettent de suivre et participer aux étapes clés de l’expérience. Cet échange avec un autre laboratoire devrait donc me permettre de finaliser l’un des axes de ma thèse, en validant sur plantes un résultat de génétique d’association. » 

Au-delà de l'aspect scientifique, qu'est-ce que cette expérience de mobilité vous a apporté sur le plan personnel ?

« Passer du temps dans un autre laboratoire est l’occasion de rencontrer d’autres doctorants, chercheurs et de découvrir d’autres organisations de recherche scientifique, probablement de façon plus naturelle et informelle que lors de conférences ou réunions de projet. J’ai pu facilement discuter avec les doctorants de l’unité, sur leur travail, leur fonctionnement, leurs mobilités et repartir avec pas mal d’idées. Et puis faire une mobilité à Clermont-Ferrand impose une rando jusqu’au sommet du Puy Dôme… » 

Recommanderiez-vous à d'autres doctorant.e.s de passer une période dans un autre labo ? Pourquoi ?

« Oui, que ce soit pour réaliser une expérience ou simplement échanger avec des collègues, c’est une bonne occasion de prendre du recul sur son projet, de recueillir de nouvelles idées, de découvrir d’autres thématiques et de s’ouvrir à de nouvelles perspectives tant pour sa thèse que pour son avenir. »  

Voir aussi

L’AAP Formation – Mobilité / Évènement pédagogique / Formation doctorants SPS est ouvert tout au long de l’année et les demandes sont traitées au fil de l’eau. Cet AAP peut participer au financement d’un séjour de recherche pour les doctorant.e.s. N’hésitez pas à candidater !

Equipe ADEP (Processus adaptatifs et épidémiologiques des interactions blé-champignons phytopathogènes) de l’Unité BIOGER :

Equipe IPM (Immunité des Plantes et Multistress) de l’UMR GDEC (Génétique, Diversité et Ecophysiologie des Céréales)