L’expérience de mobilité de Paul Schouveiler, lauréat de l’AAP Formation - Mobilité SPS

Paul Schouveiler partage son expérience de mobilité à Melbourne, qui a été co-financée par SPS dans le cadre de l’AAP Formation – Mobilité / Évènement pédagogique / Formation doctorants.

Photo Paul

 

Paul Schouveiler est doctorant dans l’équipe PHYGERM, à l’Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal (INRAE, Versailles). Il réalise une thèse sur le réseau de régulation de l'acide abscissique au cours du développement et de la germination des graines sous la co-direction de Jean-Denis Faure et Julia Zinsmeister. Paul a effectué une mobilité de 4 mois à Melbourne (Australie) dans le laboratoire dirigé par le Pr. Mathew G. Lewsey à l’Institut LISAF (La Trobe Institute for Sustainable Agriculture and Food).

 

Parlez-nous brièvement de votre projet de thèse

« Mon projet de thèse porte sur le rôle de l’acide abscissique, une hormone végétale, dans l’acquisition de la dormance des graines, qui correspond à une inhibition physiologique de la germination. J’utilise des approches spatiales, telles que la transcriptomique single-cell et la métabolomique spatiale, afin de mieux comprendre comment les différents tissus d’une graine interviennent collectivement dans la dormance, et d’identifier de nouveaux régulateurs potentiels de ce processus. »

Quel sera l'impact de la mobilité sur votre projet et quels objectifs pourrez-vous atteindre grâce à elle ?

« Grâce à cette mobilité en Australie, j’ai pu améliorer mes compétences en analyse transcriptomique single-cell sur des données que j’avais générées en France. De plus, j’ai développé des approches de métabolomique spatiale sur graines grâce au MALDI timsTOF, un instrument récemment acquis à La Trobe University. Ces deux techniques innovantes permettront de réaliser un atlas spatiotemporel multi-omique du rôle de l’acide abscissique dans l’établissement de la dormance. »

Institut Agrobio - PAUL

Au-delà de l'aspect scientifique, qu'est-ce que cette expérience de mobilité vous a apporté sur le plan personnel ? Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de votre séjour à l'étranger ?

« Cette expérience à l’étranger m’a aussi permis de faire de très belles rencontres, que ce soit dans mon labo d’accueil à Melbourne, mais aussi lors des deux conférences auxquelles j’ai participé à Perth et à Horsham. L’un de mes meilleurs souvenirs reste les découvertes culinaires que j’ai pu faire grâce à ces rencontres, notamment car on avait l’habitude d’aller manger tous les vendredis midi dans un restaurant de la nationalité d’un des membres de mon équipe, qui était très internationale ! »

 

Recommanderiez-vous à d'autres doctorant.e.s de passer une période dans un autre labo ? Pourquoi ?

« Je recommanderais sans hésiter à tous.tes les autres doctorant.e.s de réaliser un séjour à l’étranger dans le cadre de leur thèse ! Cela permet de découvrir de nouvelles manières de travailler et de penser un projet de recherche, ce qui est vraiment enrichissant pour son propre projet de thèse. De plus, passer une période dans un autre labo permet aussi de développer ses relations scientifiques, et potentiellement de prospecter pour trouver un futur poste après la thèse. »

Voir aussi

L’AAP Formation – Mobilité / Évènement pédagogique / Formation doctorants SPS est ouvert tout au long de l’année et les demandes sont traitées au fil de l’eau. Cet AAP peut participer au financement d’un séjour de recherche pour les doctorant.e.s. N’hésitez pas à candidater !

Equipe PHYGERM (Physiologie de la Germination)

LISAF - La Trobe Institute for Sustainable Agriculture & Food