Rencontrez les doctorant·e·s SPS – Emilie BACONNAIS

Emilie Baconnais, étudiante en troisième année de thèse à l’IJPB, partage son expérience en tant que doctorante. Sa thèse, portant sur le rôle du pH dans l’assemblage et l’expansion de la paroi cellulaire, est entièrement financée par SPS.

Emilie Baconnais

Emilie Baconnais, diplômée du master en Sciences du Végétal, a intégré en 2023 l’équipe « Physiologie de la Paroi Végétale : assemblage, remodelage et expansion » à l’Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal, où elle réalise sa thèse sous la direction d’Herman Höfte. 

 

 

 

Parlez-nous brièvement de votre projet de thèse et de pourquoi cette thématique vous intéresse.

« Mon projet s’intéresse au rôle du pH dans l’expansion de la paroi cellulaire et la croissance du poil absorbant d’Arabidopsis thaliana. Pour qu’une cellule grandisse, la paroi doit être suffisamment plastique pour permettre cet agrandissement tout en restant rigide pour supporter les tensions dans la cellule. Ainsi je cherche à comprendre quel est l’effet du pH sur la signalisation, la composition et la structure de la paroi. J’ai montré que lorsque l’acidification devient trop importante, la croissance du poil absorbant d’Arabidopsis thaliana est inhibée. La résistance de la paroi face à cette situation extrême serait médiée par le peptide Rapid Alkalinization Factor (RALF) 22. Je cherche maintenant à expliquer quelle fonction du peptide RALF22 est impliquée et quel impact a l’acidification sur un composant majeur de la paroi, les pectines. » 

Pourquoi avez-vous décidé de travailler sur les plantes ? Qu'est-ce qui vous plaît chez les plantes ?

« J’ai compris que je voulais travailler sur les plantes lorsque j’ai eu mes premiers cours sur le développement végétal en deuxième année de licence. J’ai trouvé cela fascinant et notamment les capacités d'adaptation qu'elles ont développées pour résister aux stress qu’elles subissent car elles sont immobiles. Au vu des enjeux climatiques actuels il m’a semblé évident que la recherche en biologie végétale est essentielle pour comprendre tous ces mécanismes et surtout garantir une agronomie durable pour le futur. » 

Qu’est-ce que le fait d’appartenir à la communauté de recherche en sciences du végétal SPS / Paris-Saclay vous a apporté pendant votre thèse ?

« Appartenir à la communauté de recherche en sciences du végétal SPS / Paris-Saclay apporte un réseau. Nous appartenons à une communauté scientifique qui va au-delà de notre laboratoire. Ainsi j’ai la possibilité de rencontrer et d’échanger avec d’autres scientifiques grâce aux actualités envoyées et aux séminaires organisés par SPS. De plus, j’ai eu la chance d’obtenir une aide pour participer à un congrès international renommé dans mon domaine, lors duquel j’aurai l’opportunité de présenter mes recherches et me faire connaître en tant que jeune chercheuse. »

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le fait de faire une thèse ? Avez-vous un bon souvenir à partager ?

« Ce qui me plaît le plus dans le fait de faire une thèse est que c’est très stimulant. J’aime me poser des questions, trouver comment y répondre, comprendre les résultats que l’on obtient. Très souvent les résultats ne sont pas ceux que l’on avait imaginés, ce qui soulève d’autres questions. Cela rend chaque jour différent. » 

Quelles sont vos aspirations professionnelles après la thèse ?

« Actuellement, je n’ai pas de projet précis. Avant le début de ma thèse, j’envisageais de devenir enseignante-chercheuse, aujourd’hui je vise plutôt le poste de chercheuse. Cela signifie faire un post-doc après ma thèse, et peut-être à l’étranger. Je pense également à découvrir d’autres aspects du développement végétal, pas nécessairement la paroi, ou d’autres organes que le poil absorbant. Toutefois, je souhaite que la microscopie reste une part importante de mes projets futurs, et continuer de me former dessus. »

Voir aussi

Recherche au sein de SPS 

L’AAP Contrats doctoraux SPS finance des thèses préparées dans les équipes du périmètre SPS 

L’équipe Physiologie de la Paroi Végétale : assemblage, remodelage et expansion (phyWALL) à l’Institut Jean-Pierre Bourgin -Sciences du Végétal (IJPB) 

Master en Sciences du Végétal